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Débat du 20 janvier 2015 à 22:40

anonymous icon Intervention DrU, 13 messages Le 21 janvier 2015 à 10:00

A lire les commentaires, c'est à croire que le CHF peut s'apprécier indéfiniment sans effets négatifs conséquents pour l'économie... La BNS n'a fait aucune perte lors du maintien du seuil à 1.20. L'argent utilisé pour acheter de l'euro a été créé à partir de rien, et les marchés se l'arrachent. Pourquoi ne pas en profiter? Grâce à cela la BNS a pu engranger un bénéfice faramineux en 2014 (38mrds) qui est reversé en partie aux caisses publiques, donc à la population. En quittant le seuil, les pertes de la BNS sont énormes (60mrds), et c'est nous qui allons devoir éponger. De même les recettes fiscales des entreprises vont baisser, et cerise sur le gâteau, nos fonds de pension ont perdu 30mrds. Les gens qui applaudissent cette décision aujourd'hui ne vont pas applaudir longtemps. Encore faudra-t'il qu'on leur explique que leur licenciement ou baisse de salaire est directement lié à cette décision. L'économie, ce n'est pas des patrons qui s'en mettent plein les poches, ceux-là ne risquent rien, il leur suffit de licencier. Non, l'économie c'est nous. Si elle va mal, nous allons mal.
17 réponses, dernière le 23 janvier 2015 à 19:02

Réponse Constantin60, 1649 messages Le 21 janvier 2015 à 12:42

Je suis bien d'accord avec vous, mais il était impossible à terme de tenir l'EURO artificiellement à 1.20, au final la chute aurait encore été bien plus douloureuse...

anonymous icon Réponse Centriste, 583 messages Le 21 janvier 2015 à 13:35

@DrU
Les gens qui applaudissent cette décision aujourd'hui ne vont pas applaudir longtemps. Encore faudra-t'il qu'on leur explique que leur licenciement ou baisse de salaire est directement lié à cette décision.

Si je dois perdre mon emploi à cause de cette décision, j'aurais droit aux subsides du chômage, puis, au pire des cas, à l'assistance sociale, qui auront pu être maintenu à un niveau acceptable grâce à l'absence d'inflation.
Je ne serais certes pas heureux, mais je continuerais à applaudir la décision, car il s'agit, au final, du moindre de deux maux.

Mais oui, il va y avoir des licenciements et l'économie va en souffrir et beaucoup de gens décideront que c'est entièrement et uniquement de la faute de la BNS.

@DrU
L'économie, ce n'est pas des patrons qui s'en mettent plein les poches, ceux-là ne risquent rien

Pour les grandes sociétés anonymes, les directeurs engagés par les conseils d'administration ne risquent effectivement rien.
Les actionnaires de ces grandes sociétés anonymes, dont certains membres de ces conseils d'administrations, ainsi que tous les patrons de petites et moyennes entreprises dont ils sont aussi propriétaires vont, eux, potentiellement souffrir car si l'entreprise fait faillite ou si les marges de l'entreprise diminuent fortement, alors leurs revenus disparaissent ou diminuent eux aussi.

Pour le meilleur ou pour le pire, nous sommes (presque) tous dans le même bain.

anonymous icon Réponse DrU, 13 messages Le 21 janvier 2015 à 14:03

@Constantin60
Le renchérissement du CHF est artificielle, lié à un regain de spéculation lié aux incertitudes actuelles. Nous n'avons pas d'autres moyens que de le faire baisser de manière tout aussi artificielle. Elle peut le faire de façon illimitée. Mais cette opération, contrairement à ce que vous dîtes, ne peut être que bénéficiaire. Il suffit pour cela d'attendre que l'euro se redresse au delà du seuil (je rappelle qu'il est monté naturellement à 1.25 pas plus tard que l'année passée). Que cela prenne 1,5 ou 10 ans, quelle importance? lorsque cela se produit, la BNS n'a plus qu'à racheter les CHF progressivement et empocher le différentiel de taux.

anonymous icon Réponse DrU, 13 messages Le 21 janvier 2015 à 14:24

Avec le taux à 1.20 nous étions déjà en déflation. Ce que tous les économistes redoutent bien plus que l'inflation. En effet l'histoire montre que les gens reportent leurs décisions d'achat dans ce genre de situation, pour attendre une baisse des prix encore plus marquée. Ce qui alimente encore plus la baisse des prix. Bref, c'est un cercle vicieux. Abandonner ce seuil va encore accentuer largement cette tendance déflationniste qui pourrait approcher les -1.5%. Le maintenir aurait permis de maîtriser la stabilité des prix avec une inflation nulle comme observée depuis l'instauration du plancher. La mission première de la BNS est la stabilité des prix. Elle va y échouer largement. Si vous êtes plus heureux au chômage ou à l'assurance sociale dans un pays en déflation et en perte de vitesse, plutôt qu'avec un travail solide dans une économie prospère en inflation nulle, alors ma foi rassurez-vous, vous avez le profil pour trouver du travail à la BNS. :)

anonymous icon Réponse Centriste, 583 messages Le 21 janvier 2015 à 14:38

@DrU
Mais cette opération, contrairement à ce que vous dîtes, ne peut être que bénéficiaire.

Dépendant du taux final auquel l'euro se stabilise. Si les prix s'adaptent à un taux de change à 1.01, alors le taux de 1.01 n'a aucune raison de changer.
Or si la BCE augmente réellement la masse monétaire de l'euro par rapport au PIB réel, elle va créer de l'inflation et donc modifier le rapport de parité de pouvoir d'achat et diminuer le taux de change de l'euro sur le long terme (après, un fort excédent commercial pourrait contrebalancer la tendance, mais au final, le risque existe de voir l'euro rester à un niveau plus bas que celui d'origine).

Peut-être que le taux va remonter, peut-être qu'il va baisser ou qu'il va rester stable. Mais comme les trois possibilités existent, l'opération n'est pas automatiquement bénéficiaire.

Or deux risques existent pendant ce temps.
1) Si le taux de change ne remonte pas mais que la crise cesse, alors les spéculateurs seront tentés d'utiliser les francs suisses achetés, soit en achetant des euros (ce qui est bien puisque ferait remonter le taux), soit en investissant en Suisse et donc en faisant circuler la masse monétaire excédentaire et en créant de l'inflation en proportion supérieures aux marges désirées.
2) Comme le dollar tend à s'apprécier et les taux de la réserve fédéral vont peut-être augmenter, on risquerait d'entrer dans une logique où le spéculateur pourrait acheter des dollars avec des euros, puis des francs suisses avec les dollars, puis des euros avec les francs suisses et faire du bénéfice (si l'euro est dévalué par rapport au dollar et le franc suisse aussi par rapport au dollar, ce dans des proportions similaires, le taux de change euro/CHF restant fixe, on crée une opportunité que je serais le premier à exploiter). Il nous faudrait donc tenter de renforcer le franc suisse par rapport au dollar pour empêcher ce phénomène, ce qui veut dire employer notre stock de dollar (qui n'est pas illimité) pour acheter des francs suisses à un taux défavorable et avec un effet, par rapport à la masse de dollar en circulation, potentiellement faible.

Ce sont des risques, rien n'est absolument certain, mais ils me paraissent suffisants pour être pris en compte et considérer que les opérations menées ne sont pas forcément bénéficiaires.

Est-ce que mon raisonnement fait du sens, ou ais-je omis un élément?

anonymous icon Réponse Centriste, 583 messages Le 21 janvier 2015 à 15:02

@DrU
Ce qui alimente encore plus la baisse des prix. Bref, c'est un cercle vicieux.

L'inflation aussi est un cercle vicieux. Personnellement, je crains les deux.

@DrU
Avec le taux à 1.20 nous étions déjà en déflation.

C'est juste. Et la baisse du prix du pétrole combinée à la baisse de l'euro devrait effectivement accentuer la tendance déflationniste. Je le reconnais.

Cependant, le cercle vicieux que vous dénoncez a trois origines:
- psychologiques, en cela que les gens considèrent que les prix vont continuer à baisser. Or comme on sait que la baisse des prix est due au pétrole et à l'euro, on sait aussi qu'il ne diminueront pas davantage dans des proportions importantes (il existe une déflation importée due à la crise de nos voisins).
- mécanique, en cela que les salaires pourraient diminuer pour compenser la baisse des prix et donc diminuer encore le pouvoir d'achat, donc la demande, donc faire diminuer les prix.
- importée, en cela que si une tendance déflationniste se crée chez nos voisins, le coût de nos importations va baisser dans les mêmes conditions et donc créer de la déflation chez nous qui peut potentiellement ne jamais cesser.

À l'heure actuelle, nous n'avons, à priori, que deux choses à craindre en termes de spirale déflationniste:
- que les entreprises se mettent à baisser les salaires pour compenser la baisse des prix (sans le moindre contrôle ou coordination). Les syndicats et les aides étatiques peuvent contrecarrer cette tendance (dans une certaine mesure seulement, j'en conviens).
- que nos voisins entrent eux-mêmes dans une spirale déflationniste, ce contre quoi on ne peut à peu près strictement rien sinon subir...

Conserver le taux plancher permet, à priori, si on ignore certains éléments comme l'évolution du dollar ou le risque de voir le taux de l'euro rester à un niveau bas à long terme, d'éviter la baisse des salaires, certes.
Il n'y aurait en revanche aucun effet contre une spirale déflationniste.

Comme il existe d'autres éléments à prendre en compte (politique de la FED, politique de la BCE...) et que nous avons d'autres outils pour éviter une baisse des salaires (chômage partiel, soutien aux entreprises en difficulté, etc... comme en temps de crise), maintenir le taux plancher cesse à la fois d'être une absolue nécessité mais représente un risque et son abandon me semble donc logique.

La situation n'est pas facile, ni idéale, mais au vu des circonstances, il me semble que chacun fait de son mieux, BNS comprise dans le cadre de sa juridiction.

anonymous icon Réponse DrU, 13 messages Le 21 janvier 2015 à 15:36

Sans même parler des exportations, comment les produits suisses pourront-ils concurrencer les produits d'importation devenu du jour au lendemain 20% moins chers? en baissant les coûts de production (pour éviter la faillite). D'où une baisse de salaire. A partir de là la spirale est lancée, chaque secteur devant s'adapter à une diminution du pouvoir d'achat et donc de la demande intérieure. L'événement déclencheur en l’occurrence est bel et bien le brutal renchérissement du franc suisse. Les soutiens que vous citez pour soutenir les salaires auront un coût que nous financerons au bout du compte par nos impôts, amenant aussi une diminution de notre pouvoir d'achat. Je rajouterai que la déflation est plus grave que l'inflation car elle augmente mécaniquement nos dettes (au contraire de l'inflation). Or la dette privée en suisse est l'une des plus élevée au monde en raison des crédits immobiliers (103% du PIB). Quoi qu'il en soit, tout ce que nous pouvons espérer c'est que la BNS ait une vraie stratégie pour assurer son mandat de stabilisation des prix.

anonymous icon Réponse Centriste, 583 messages Le 21 janvier 2015 à 16:25

@DrU
L'événement déclencheur en l’occurrence est bel et bien le brutal renchérissement du franc suisse.

Mon opinion diverge sur les effets, mais je suis d'accord sur ce point.

@DrU
Or la dette privée en suisse est l'une des plus élevée au monde en raison des crédits immobiliers (103% du PIB).

J'ignorais l'ampleur de la dette privée en suisse. Un excellent point que vous soulevez là.

@DrU
Quoi qu'il en soit, tout ce que nous pouvons espérer c'est que la BNS ait une vraie stratégie pour assurer son mandat de stabilisation des prix.

J'en suis convaincu, mais de la conviction à un espoir aveugle, j'avoue qu'il n'y a qu'un pas...
Espérons.

Réponse AB, 4949 messages Le 21 janvier 2015 à 17:14

@DrU
L'économie, ce n'est pas des patrons qui s'en mettent plein les poches, ceux-là ne risquent rien, il leur suffit de licencier.


Vous avez une méconnaissance crasse de l'économie et votre discours "anti-patron" tiré de la doctrine socaliste ne vous grandit pas.

Certes, l'économie c'est nous, mais oubliez peut-être que celui qui prend le risque entrepreneurial, c'est justement l'entrepreneur, le patron. Si il est indépendant, il n'aura même pas droit aux allocations chômage. Et vous osez affirmé "qu'ils ne risquent rien"? Ceux qui ne risquent rien, ce sont les fonctionnaires, les enseignants, toute cette clique de socialiste-bobo bien assis dans leur bureau qui passe leur temps à donner des leçons aux autres et à proposer des mesures anti-économies qui péjorent les conditions-cadres (salaire minimum, impôt sur les successions, 35h, 6 semaines de vacances, hausse TVA, abolition forfaits fiscaux, etc.)

anonymous icon Réponse DrU, 13 messages Le 21 janvier 2015 à 18:03

@AB
Je me suis peut-être mal exprimé car le fait est que vous m'avez mal compris. J'ai dit que l'économie ce n'est pas des patrons qui s'en mettent plein les poches. En effet cela ne se résume pas à cela, ce n’est pas du tout cela. Non, l'économie suisse c’est des entrepreneurs débordant d’ingéniosité et de savoir-faire qui ont façonné la prospérité suisse. Certains gagnent bcp d’argent mais ils le méritent amplement. Je constate dans les commentaires qu'une forte proportion des gens reproche aux entrepreneurs de s'apitoyer sur eux-mêmes et de peindre le diable sur la muraille. Pourtant ils ne se rendent pas compte que les entrepreneurs lorsqu'ils se « battent » contre des mauvaises décisions de la BNS, pensent plus à leurs employés qu’à eux-mêmes. C’est-à-dire ceux-là même qui se permettent dans leurs commentaires de sous-estimer l’ampleur des dégâts et de ricaner sur le fait que les patrons n’ont qu’à s’ajuster, baisser leur salaire et que tout ira bien. Alors que bcp d’entreprises suisses vont se retrouver au bord du gouffre, certains applaudissent. Ils ne semblent pourtant pas se rendre compte qu’ils seront les premiers touchés, car les entreprises vont devoir se restructurer. Je suis moi-même entrepreneur figurez-vous, alors ce n’est pas vous qui allez m’apprendre le genre de risques que l’on prend pour faire marcher une entreprise. Et je ne suis pas non plus socialiste, sauf que je partage aujourd’hui leur colère face à la décision de la BNS. D’autre part tout le monde sera touché au final, car les finances du pays vont souffrir. Donc rassurez-vous il y aura donc aussi des hausses d’impôts pour les gens que vous haïssez.

avatar de Jocauss Réponse Jocauss, 6680 messages Le 21 janvier 2015 à 18:17

@Centriste
Mais oui, il va y avoir des licenciements et l'économie va en souffrir et beaucoup de gens décideront que c'est entièrement et uniquement de la faute de la BNS.

-> Donc tu préfères un CHF fort avec du chômage et des faillites en masse plutôt que faire baisser le CHF par divers leviers?

Tu vois les USA et la FED ont décidé de réinjecter des milliers de milliards de $ pour relancer leur économie après la crise des Subprimes. Tout le monde a critiqué (et le mot est faible) cette politique! Blablabla... Obwana a tenu car ce genre de décision met des années avant de produire des effets...
Ben 5-6 ans après les effets sont là et l'économie USA remonte plutôt bien! La FED a racheté de la dette souveraine, la FED a racheté des fonds toxiques des Subprimes, la FED a injecté des milliers de milliards dans son économie quitte à baisser sa monnaie et acheter les matières premières pour ses industries plus + cher, la justice économique USA a condamné ses instituts financiers à de très lourdes amendes (bien plus élevée que les banques étrangères) pour qu'ils comprennent bien que leurs sauvetages financiers avait un prix judiciaire à payer (y a qu'à voir en Suisse et en UE comme les responsables bancaires ont été protégé, scandaleux), bref les USA ont fait le boulot! Certes ça prend du temps mais eux l'ont fait!

La Suisse, la BNS, les libéraux y font quoi? Que dalle...

Des pans entiers de l'industrie suisse vont tomber! L'horlogerie traditionnelle, la mécanique de précision, le tourisme sont carrément abandonnés aujourd'hui! DES CENTAINES de milliers de travailleurs!

C'est inadmissible!

Et pour quels profits?

La dette nationale est très basse! Le chômage est bas! Tous les indicateurs économiques nationaux sont au vert mais une bande de 5 types à BNS ont décidé que tout cela était était trop beau à comparer au reste du monde!

Je comprends que la BNS a supprimé son taux plancher de l'euro. Avec les injections que la BCE va faire, l'euro va encore baissé!

Mais si la BNS ne fait rien rapidement après cette baisse, cela voudra dire qu'ils acceptent une hausse massive du chômage et, dans un futur proche, une baisse significative des salaires Suisses!

Résultat: les Suisses achèteront massivement en euro (à l'étranger) lançant de la sorte une spirale sans fin qui mènera la Suisse au même niveau économique que l'Italie, l'Espagne ou le Portugal!

Abe

avatar de Jocauss Réponse Jocauss, 6680 messages Le 21 janvier 2015 à 18:49

@Centriste
Si je dois perdre mon emploi à cause de cette décision, j'aurais droit aux subsides du chômage, puis, au pire des cas, à l'assistance sociale, qui auront pu être maintenu à un niveau acceptable grâce à l'absence d'inflation.
Je ne serais certes pas heureux, mais je continuerais à applaudir la décision, car il s'agit, au final, du moindre de deux maux.

-> Tu es un idiot! Accepter de perdre ton emploi alors que la BNS n'a qu'à dévaloriser le CHF trop fort en laissant galoper l'inflation à 2% comme c'est écrit dans son mandat et en injectant du CHF dans l'économie Suisse alors qu'elle n'a plus besoin d'acheter de l'euro vu qu'elle a abandonné son taux plancher, ben je te le dis si tu acceptes d'être au chômage, voir au social, alors que la BNS peut simplement et rapidement éviter cet état de fait! Si tu préfères que la BNS ne fasse rien et que toi tu perdes ton emploi, ben sache que ta folie ne se partage pôs et que la très grande majorité des travailleurs préfèrent garder leurs jobs!

Abe

avatar de Jocauss Réponse Jocauss, 6680 messages Le 21 janvier 2015 à 19:29

@Centriste
Si je dois perdre mon emploi à cause de cette décision, j'aurais droit aux subsides du chômage, puis, au pire des cas, à l'assistance sociale, qui auront pu être maintenu à un niveau acceptable grâce à l'absence d'inflation.
Je ne serais certes pas heureux, mais je continuerais à applaudir la décision, car il s'agit, au final, du moindre de deux maux.

-> Accepter de perdre ton emploi alors que la BNS n'a qu'à dévaloriser le CHF trop fort en laissant galoper l'inflation à 2% comme c'est écrit dans son mandat et en injectant du CHF dans l'économie Suisse alors qu'elle n'a plus besoin d'acheter de l'euro vu qu'elle a abandonné son taux plancher, ben je te le dis si tu acceptes d'être au chômage, voir au social, alors que la BNS peut simplement et rapidement éviter cet état de fait! Si tu préfères que la BNS ne fasse rien et que toi tu perdes ton emploi, ben sache que ta folie ne se partage pôs et que la très grande majorité des travailleurs préfèrent garder leurs jobs!

Abe

Réponse Simon M., 126 messages Le 22 janvier 2015 à 9:26

@Jocauss
Tu vois les USA et la FED....bref les USA ont fait le boulot! Certes ça prend du temps mais eux l'ont fait!


Vous devez comparez ce qui est comparable. L'empire US défend à coup de guerre et de politques ingèrences "leur" $ qui ne vaut plus grand chose depuis des lustres.

L'EU ne peut (et ne pourraa jamais) faire de même; ni avec l'ampleur ni avec l'intensité que le font les USA aujourd'hui. Elle n'en n'a pas les moyens, ni le mandat.

Pour ce qui est de la CH, d'abandonner le taux plancher avec l'EURO est inévitable. Cette monnaie pluri-nationale (comme toute les monnaies pluri-nationales de l'histoire de l'humanité) est vouée à disparaitre dans un avenir que j'estime à court-moyen terme. S'obstiner à ne pas le comprendre et un denis de réalité sucidaire.

Le problème en soit n'est pas la chèreté du CHF (cela toujours été le cas, même avant l'apparition de l'EURO). Le problème c'est bien l'EURO, qui mis à mal (à differents degrés) tous, je dis bien tous sans exception, les pays qui l'ont accepté comme devise nationale.

avatar de Jocauss Réponse Jocauss, 6680 messages Le 22 janvier 2015 à 10:04

@Simon M.
Vous devez comparez ce qui est comparable. L'empire US défend à coup de guerre et de politques ingèrences "leur" $ qui ne vaut plus grand chose depuis des lustres.

-> C'est plutôt toi qui mélange tout! Ils ont fait le job et la BCE l'a compris (enfin!) et ils vont racheter des dettes souveraines, des dettes toxiques (Grèces, Portugal,etc...) et ils vont injecter des centaines/milliers de milliards dans l'économie de l'UE qui stagne, qui n'ose plus investir, etc...

Et les effets bénéfiques se feront sentir dans 3 à 5 ans! (peut-être moins si le $ relance la croissance mondiale)
Les USA l'ont fait, l'Angleterre, le Japon et visiblement grâce à cela leurs économies respectives sont maintenant dynamique et reprennent des couleurs!

Et tu peux me croire, d'ici là l'euromonnaie n'aura pas disparut!

@Simon M.
S'obstiner à ne pas le comprendre et un denis de réalité sucidaire.

-> Et croire mordicus que l'euro va disparaître c'est de la fabulation!

Abe

Réponse Simon M., 126 messages Le 23 janvier 2015 à 16:11

@Jocauss
ils vont racheter des dettes souveraines, des dettes toxiques (Grèces, Portugal,etc...)


Qui détient ces dettes Jocauss?

20% de ces dettes seront pris en Charges par tout les contribuable EU (puisque la BCE va les stériliser, en fait tourner la planche à billet) et le 80% qui restent sont à la charge des citoyens des états respectifs concerné.

La liquidité que la BCE va émettre pour le rachat de ces dettes toxiques vont aller dans les poches de leur déttenteurs (dixit des Hedgefunds, des Banques Privés, et des fonds d'investissment) qui feront avec ces liquidités à nouveau de la spéculation. Rien ne rentrera dans l'économie réel (ou du moins si peux)

Ce n'est pas un plan Marshall que nous avons là mais un restart pour continuer à faire mumuse comme avant.


@Jocauss
Les USA l'ont fait, l'Angleterre, le Japon et visiblement grâce à cela leurs économies respectives sont maintenant dynamique et reprennent des couleurs!


Avec des croissances à 1-2% et des taux de chômage en hausse? Mais c'est toi qui rêves mon amis.

avatar de Jocauss Réponse Jocauss, 6680 messages Le 23 janvier 2015 à 19:02

@Simon M.
La liquidité que la BCE va émettre pour le rachat de ces dettes toxiques vont aller dans les poches de leur déttenteurs (dixit des Hedgefunds, des Banques Privés, et des fonds d'investissment) qui feront avec ces liquidités à nouveau de la spéculation. Rien ne rentrera dans l'économie réel (ou du moins si peux)

-> C'est vrai que c'était la crainte principale de ce QE sauf que Super-Mario est quand même pas trop stupide! Si tu avais écouté sa conférence de presse jusqu'à la fin, tu aurais compris comment il va s'y prendre pour que l'argent va aller dans le crédit entreprise et le crédit consommateurs.

Si la BCE avait balancé 1'000 milliards d'un coup, il est certains qu'une grande partie de cet argent aurait fini dans les comptes des banques-casinos à la bourses et presque rien dans l'économie réelle.

Donc ce qui va se passer c'est que la BCE va aller voir, par exemple, le crédit agricole. Y vont discuter et se mettre d'accords sur une somme de dette publique que la BCE va leur racheter. Disons 50 milliards. Vu que la BCE va mettre en circulation 60 milliards par mois, ils vont racheter le 1er mois seulement 5 milliards sur les 50 au crédit agricole et ils vont les surveiller et s'assurer que cette 1ère tranche de 5 milliards soit réinjectée uniquement dans les crédits entreprises/privés. Si le crédit agricole joue le jeu les opérations continueront. Si le crédit agricole balance une partie de cet argent dans le casino boursier, ben la BCE stoppe les rachats envers eux et basta! Ils trouveront bien des z'autres à qui racheter des dettes souveraines!

Et juste au passage, la BCE a également dit qu'elle se donne le droit de racheter des dettes d'entreprises (dettes privées) donc tu vois que la BCE s'est donné une très grosse marge de manouevre...

La BCE n'inonde pas les marchés avec trop d'argent.
La BCE va surveiller que l'argent soit redistribué dans l'économie réelle.(crédit entreprises et privés à des taux très bas).
Les taux des risques que tu dénonces, c'est du pipeau d'économistes de l'école Autrichienne qui aujourd'hui peuvent jeter à la poubelle tous leurs diplômes. Les dettes souveraines que la BCE va "racheter" seront classées selon les risques sur des périodes de 2 à 30 ans!
Et il est fort à parier que si des dettes à court/moyen terme, disons 5 ans, si le débiteurs ne peut pas payer l'entier de sa dette, qu'il puisse négocier avec la BCE du genre:
- Je ne peux pas tout payer à l'échéance!
- OK, payez ce que vous pouvez maintenant et le reste dans 2 ans à X% d'intérêt en plus ou en moins... Etc...

Genre de discutions qu'il sera possible de faire avec la BCE alors que ce genre de négociation est carrément IMPOSSIBLE quand c'est un hedge-funds qui détient la dette!

@Simon M.
Ce n'est pas un plan Marshall que nous avons là mais un restart pour continuer à faire mumuse comme avant.

-> Je ne pense pas! La BCE joue le jeu! Maintenant si les Etats ne font pas les réformes structurelles demandées, la BCE stoppera/ou diminuera drastiquement les rachats de dettes dans ces pays! Et les Allemands seront là pour balancer ceux qui traînent!

@Simon M.
Avec des croissances à 1-2% et des taux de chômage en hausse? Mais c'est toi qui rêves mon amis.

-> Je ne rêve pas et tu parles de qui?

Abe

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