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Débat du 14 février 2007 à 20:20

Soirée spéciale caisse unique

Infrarouge consacre la soirée du mercredi 14 février à la votation fédérale sur la caisse unique.

L’initiative du Mouvement populaire des familles, veut remplacer les 87 caisses existantes par une seule et unique caisse maladie, gérée par un conseil de direction tri-partite composé de médecins, d’assurés et d’assureurs.

Si les suisses acceptent le principe de la caisse unique ce sera au parlement de fixer la manière dont les primes seront calculées "en fonction de la capacité économique des assurés".

Au terme d’une campagne d’une rare virulence, où les chiffres ont volé bas, Infrarouge va tenter de répondre à trois questions.

  • Les primes vont-elles augmenter ou baisser? Et pour qui?
  • Comment fonctionnera cette caisse unique?

  • La qualité des soins sera-t-elle assurée?

Invités (liste provisoire):

  • Pierre Yves Maillard, conseiller d'Etat, vice-président du parti socialiste suisse, Vaud
  • Charles Favre, conseiller national, PRD, Vaud
  • Christian Deslarzes, médecin auteur de "Hippocrate enchaîné ou le triomphe du docteur Knock"
  • Jean Blanchard, secrétaire général du MPF, mouvement populaire des familles
  • Jean-Claude Rey, directeur de l'Institut de la Santé et de l'Economie
  • Yves Seydoux, responsable Communication Groupe Mutuel
  • Madeleine Amgwerd, conseillère aux Etats, PDC, Jura
  • POSEZ TOUTES VOS QUESTIONS RELATIVES A LA CAISSE UNIQUE sur le site d’Infrarouge
  • Faites-nous savoir si vous voulez INTERPELLER EN DIRECT LES POLITICIENS DURANT LE DEBAT

Pour éviter de s’enfermer dans un débat strictement politicien, Infrarouge invitera cette fois-ci des assurés électeurs dans son public.

Liens:

Le dernier débat d'Infrarouge consacré à la caisse unique (16.01.07)

Le dernier sondage SSR sur tsr.ch

Le dossier de tsr.ch sur la caisse unique

Comparis

Le dossier caisse unique sur le site du parlement

Le comité d'initiative

Le comité contre la caisse unique

Le Mouvement populaire des familles

avatar de Pascal66 Intervention Pascal66, 19 messages Le 13 mars 2007 à 8:07

L'Association suisse des assurés (Assuas) va-t-elle recourir contre le vote de dimanche comme l'avait annoncé son président, Mauro Poggia, sur le plateau d'Infrarouge?

anonymous icon Intervention 22335, 1917 messages Le 12 mars 2007 à 17:31


Contrairement a ce qui est affirmé dans la presse de ce jour, les cantons ne contrôlent pas que le 35% des coûts de la santé. Les autorités cantonales ont les instruments de maîtrise des coûts hospitaliers (planification hospitalière) et de maîtrise des rémunérations des prestataires de soins (fixation de la valeur point Tarmed, article 47, al. 1 de la LAMal). Les cantons contrôlent exactement le 100% des coûts de la santé, à l'exception des prix des médicaments fixés par Swissmedic au niveau fédéral.

Les cantons doivent pouvoir à l'avenir importer directement leurs médicaments nécessaires dans leur système de santé puisque Swissmedic fixe des prix beaucoup plus élevés que les pays voisins. Des économies importantes peuvent être réalisées en donnant aux cantons la compétence d'importer directement leurs médicaments.

Si aucune convention tarifaire ne peut être conclue entre les fournisseurs de prestations et les assureurs, le gouvernement cantonal fixera le tarif, après avoir consulté les intéressés (cf. article 47, al. 1 de la LAMal). (page 9 de l'annexe). Il est ridicule de parler de marché de la santé alors que les prix sont bel et bien des prix administrés fixés par l'Etat. (les prix ne sont pas la résultante de l'offre et de la demande de prestations).

Il serait beaucoup plus simple d'avoir une caisse maladie unique cantonale puisque l'Etat doit de toute façon intervenir pour fixer les tarifs des hôpitaux et des prestataires de soins.

Il est possible de baisser la valeur du point Tarmed afin d'accroître la productivité des prestataires de soins : les médecins valaisans ne font en moyenne que 21 consultations journalières contre 50 à 80 consultations pour les médecins japonais.


http://www.vs.ch/Press/DS_3/PU-2000-02-12-1548/fr/tarmed.pdf




anonymous icon Intervention 22335, 1917 messages Le 12 mars 2007 à 16:20


La Suisse (Etat fédéraliste) a bel et bien 26 systèmes de santé et pas un seul système de santé.

Les cantons de Neuchâtel et du Jura vont pouvoir créer des caisses cantonales uniques puisqu'une majorité de citoyens de ces cantons (de ces systèmes de santé) ont fait démocratiquement ce choix dans un pays fédéraliste.

Les primes sont cantonales. Les assurés ont l'obligation de s'assurer dans leur canton. Les Neuchâtelois et les Jurassiens ne peuvent pas choisir de s'assurer en Appenzel et payer les mêmes primes que les Appenzellois. Les Neuchâtelois et les Jurassiens ne peuvent, par ailleurs, pas choisir leur médecin, leur hôpital etc. dans le canton d'Appenzel. La Suisse a très clairement 26 systèmes de santé.

Les planifications hospitalières sont faites dans chaque canton de façon autonome. Elles ne sont pas faites au niveau fédéral. Par ailleurs, la valeur du point Tarmed (pour la rémunération des prestataires de soins) est fixée au niveau cantonal. Les densités médicales et hospitalières varient fortement d'un système de santé (canton) à un autre système de santé (canton). Les cantons ont les instruments pour agir sur la densité hospitalière et médicale contrairement à la Confédération.

Il est, par conséquent, normal que chaque canton (système de santé) puisse choisir le mode de financement (prime par tête, impôt sur le revenu,etc.) et la création d'une caisse maladie unique cantonale ou la mise en concurrence d'assureurs privés pour l'assurance maladie de base.

Il faut réactiver le Postulat de Mr le Conseiller National Josef Zisyadis

01.3495 - Postulat

KVG. Kantonale Einheitskasse

http://search.parlament.ch/cv-geschaefte?gesch_id=20013495

anonymous icon Intervention pierre99, 60 messages Le 12 mars 2007 à 15:08

Maintenant, il ne reste plus qu'à clore cette page, attendre que le fruit soit mûr, il tombera de lui-même.

anonymous icon Intervention pierre99, 60 messages Le 12 mars 2007 à 12:02

Il faut reconnaître la victoire des opposants, mais le problème reste entier.
Maintenant à eux de faire en sorte que les familles et certaines personnes de la classe moyenne aient des primes abordables.
A moins que les vainqueurs croient que la population leur a signé un blanc seing parce qu'elle trouve que le système actuel est très bon. Dans ce cas, on peut garder le statu quo jusqu'à ce que toute la classe moyenne bascule dans la pauvreté. Alors. il ne restera plus que les riches pour payer les primes pour le reste de la population, je crois que cela pourrait être une bonne solution.

anonymous icon Intervention Mr Watts, 253 messages Le 12 mars 2007 à 11:37

Au vu du résultat de cette votation, outre la disparité des moyens mis en oeuvre, il faut reconnaître que les initiants auront commis la maldadresse de vouloir lier l'idée d'une caisse unique à système de financement qui avait déjà été refusé par le peuple auparavant. Ils ont également commis l'erreur de ne pas avoir préparé suffisamment tôt un modèle de financement, laissant l'initiative dans ce domaine aux opposants qui n'auront manqué l'occasion de brosser un tableau caricatural avec les conséquences que l'on sait.
Par-delà ce résultat, il faut reconnaître à cette initiative le mérite d'avoir pu susciter un débat qui a mis en évidence aux yeux d'un large public les insuffisances et disfonctionnements de notre système de santé. Mais plus important encore, il aura servi de rampe de lancement à des idées et soulevé des questions qui devront trouver une réponse autre que d'ordre simplement cosmétique.
La gauche sort affaiblie de cette votation, mais elle risque d'être remise en selle rapidement lorsque Santésuisse, avec la finesse manoeuvrière qu'on lui connaît, tentera de pousser son avantage afin d'imposer un peu plus sa mainmise sur notre système de santé. D'où une paralysie annoncée des réformes.


Intervention SM74, 6397 messages Le 12 mars 2007 à 10:22

Hier, la peur l'a emporté.

anonymous icon Intervention Milton, 6361 messages Le 12 mars 2007 à 1:13

Espérons qu'après cette gifle magistrale, la gauche ait enfin compris que le peuple ne veut pas de ses délires redistributionnistes... Le fait que le "non" l'ait emporté même en CH romande et cela malgré une campagne hyper-visible du démagogue en chef P.-Y. Maillard et malgré le soutien la TSR dont les émissions ABE et MAP entretiennent depuis des années la polémique contre les caisses maladie et IR qui a porté à bout l'initiative en organisant pas moins de 3 débats sur le sujet, traitement de faveur inédit pour une initiative populaire... Le fait que le forum ait interrompu la modération juste avant la votation, pour la reprendre une fois la votation passée, est également suspect...

Cela dit, si la défait est cinglante pour la gauche, on ne peut pas parler de grande victoire libérale, car il ne s'agit que d'une victoire défensive et non de l'aboutissement d'une réforme... Surtout que le soutien aux réformes libérales s'est plutôt affaibli ces dernières années, ce qui laisse prévoir que les hausses de primes vont reprendre de plus belle... Sans oublier que la clause du besoin introduite par le CF risque d'entraîner à terme une pénurie de médecins, il est donc impératif de la lever et de la remplacer par un système de régulation de l'offre plus équitable...

anonymous icon Intervention librechoix, 106 messages Le 11 mars 2007 à 16:24

Un résultat qui ne pourrait pas être plus clair!

Même le canton de Vaud dit NON.
Je suis fier que les romands n'ont pas cru les mensonges de Maillard!

anonymous icon Intervention Mr Watts, 253 messages Le 11 mars 2007 à 16:11

Oliver Peters, économiste à Lausanne, estime que l'augmentation des coûts de la santé est à la fois un signe de richesse et d'inefficacité du système d'assurance et de prise en charge.


Oliver Peters
Mardi 6 mars 2007

Les coûts de la santé sont en augmentation constante depuis la Seconde Guerre mondiale. Ceci est tout d'abord un phénomène dû à la richesse croissante de nos sociétés et au vieillissement de la population. Nous dépensons aujourd'hui environ 10% du PIB pour des produits alimentaires contre 30 à 40% du PIB après la guerre. Pour la santé, les dépenses ont passé de 3-4% juste après 1945 à 10% du PIB en moyenne aujourd'hui.

Quand le niveau des coûts augmente, les différences d'efficience ont, elles aussi, une importance absolue croissante (1/3 de 3% = 1%, 1/3 de 10% = 3-4%). Nous avons aujourd'hui des dépenses de la santé qui varient d'un 8% pour la Finlande, le Danemark ou le Japon à un 16% pour les Etats-Unis sans que ces différences de coûts soient explicables par des différences de qualité.

Finalement, les coûts de la santé sont distribués d'une manière extrêmement inégale: 1% de la population cause environ 25% des coûts, 10% environ 70% des coûts, les 50% de la population les moins chers causent seulement 3% des coûts. Les caisses maladie n'ont aujourd'hui aucune responsabilité de résultat ou de responsabilité financière pour la santé de leurs assurés. Il est impossible, après une appartenance de trois ou cinq ans à une caisse maladie (ou à un réseau de santé), de délimiter et de quantifier une péjoration de la santé ou du risque de maladie qui seraient dus à un mauvais traitement ou à un rationnement de soins durant la période contractuelle. Ceci résulte de la complexité de la santé humaine. On ne pourra par exemple que très rarement prouver après coup qu'une tumeur aurait pu être découverte plus tôt, ou qu'elle a donné lieu à des métastases parce qu'elle aurait été traitée trop tard ou de manière inadéquate.

Cette absence de responsabilité de résultat limite très fortement l'intérêt des assureurs pour la prévention ou l'optimisation de la prise en charge à long terme de leurs assurés. La sélection des risques et le rationnement des prestations sont des options beaucoup plus intéressantes parce qu'elles permettent d'obtenir des effets financiers quasi immédiats et garantis.

Ceci est un point central. Toute concurrence sans responsabilité de résultats amènera un comportement pervers des acteurs qui vont tout faire pour essayer de limiter leurs dépenses sur le 10% de cas chers (et souvent sans défense), et respectivement d'attirer le 50% de cas qui ne coûtent pratiquement rien.

La participation de l'Etat au financement du système de santé est de 25% en Suisse, c'est la plus faible d'Europe. La participation directe des ménages privés au financement du système de santé par contre se situe au quatrième rang de l'ensemble des pays de l'OCDE derrière le Mexique, la Grèce et la Corée du Sud. Ces participations directes représentent 32% des coûts de la santé. S'ajoutent à cette participation directe les primes par tête pour le financement de l'assurance maladie obligatoire. Ce système de financement, dans lequel Monsieur et Madame Ospel payent la même prime que Monsieur et Madame Tout-le-monde est unique parmi les pays industrialisés.

On nous dit que ce mode de financement exotique et antisocial servirait à freiner les coûts de la santé parce qu'il motiverait la population à consommer moins de prestations.

Cette argumentation n'est pas très plausible quand nous regardons la distribution des coûts. Si 10% de cas lourds sont responsables de 70% des dépenses, le comportement économique de Monsieur et Madame Tout-le-monde ne va pas avoir d'effet marginal très important. Ce qui sera important, c'est une prévention efficace et une prise en charge coordonnée des cas lourds entre le médecin traitant, l'hôpital de soins aigus, la clinique de réhabilitation, les soins à domicile, etc.

Et l'affirmation d'un contrôle des coûts par un mode de financement peu civilisé et peu social devient complètement fausse quand on regarde les données réelles: les pays qui ont stabilisé les coûts de la santé sont précisément ceux dans lesquels l'Etat finance une grande partie des coûts et dans lesquels la prise en charge sanitaire de la population est organisée en réseaux de soins géographiques. Et les augmentations les plus vertigineuses ont été recensées aux Etats-Unis, pays modèle de la concurrence dans la santé s'il en est. Une étude de McKinsey publiée en janvier 2007 démontre que plus de 25% des 1700 milliards de dollars de dépenses pour la santé aux Etats-Unis sont dus à:

- des coûts surélevés des médicaments et matériaux et aux profits des prestataires de soins privés;

- des inefficacités opérationnelles;

- la concurrence des assureurs (privés).

Un vote pour la caisse unique le 11 mars ne sera donc pas seulement un vote pour plus de solidarité, mais aussi un vote pour plus d'efficacité dans notre système de santé.




© Le Temps, 2007

anonymous icon Intervention daniellet, 44 messages Le 11 mars 2007 à 14:18

Alors, content Milton? Vous avez gagné la bataille?

anonymous icon Intervention woman, 123 messages Le 11 mars 2007 à 13:30

@ milos
@ milton
etes vous la meme et unique personne?

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